Notre récit au complet !

Enfin notre récit croisé est terminé ! Belle aventure littéraire avec nos camarades d’Ambrières-les-vallées.

Bonne lecture !

 

Ecriture croisée 2012-2013

Collège Champollion, Dijon, cinquième B

Collège Léo Ferré, Ambrières-les-Vallées

Cinquième B

Une amitié dure comme la pierre  

Sous la direction de Mesdames Boisselier et Bressan

 

 

Chapitre 1

Depuis ce matin, les rues de Dijon grouillent de monde car le roi de France arrive dans notre capitale ce soir. Notre bon duc, Philippe le Hardy, s’apprête à recevoir son frère, le roi Charles VI[1]. On prévoit pour ces quelques jours de février 1390, des festivités somptueuses : les Bourguignons accueilleront le roi qui arrivera par la porte Guillaume[2]. Le souverain se rendra ensuite au Palais des Ducs. On parle d’un tournoi, de banquets et d’un bal à la cour !

Mon père et ma mère[3] sont partis tôt ce matin pour participer aux préparatifs populaires, les banquets, les tournois et les bals ce n’est pas pour nous … Père s’est accordé quelques jours de repos, ce qu’il ne fait jamais. Le duc a tant de projets que les maîtres maçons doivent rester sur les chantiers du lever au coucher du soleil. Mon père rentre harassé et prend à peine le temps de m’enseigner son métier.

Mon cœur n’est pas à la fête. Je ne rejoindrai pas mes parents. Une pensée m’obsède : mon ami Robin est parti depuis plusieurs mois, et je suis sans nouvelles. Il doit être arrivé à l’abbaye d’Evron[4], près de Laval.

Comme la vie a été dure avec lui, sa mère est morte à sa naissance mais la mienne l’a toujours considéré comme son fils… Et, en novembre, son père est mort sous nos yeux alors que nous aidions au chantier de la Chartreuse de Champmol[5]. Son père aussi était maçon. Pour nos quinze ans, nous devions partir sur différents chantiers pour perfectionner notre apprentissage du métier. Ces projets sont tombés à l’eau ! Il s’est retrouvé sans famille, sans argent. Son oncle a proposé de s’occuper de lui, mais il deviendra  probablement moine et pas maçon…

Je quitte un instant la fenêtre d’où me viennent des cris, des chants… Je sors mon sac de sa cachette. Il est prêt : quelques outils offerts par mon père à mon treizième anniversaire, un lainage pour dormir, deux trois bricoles et une petite statuette en bois offerte par Robin…

Je pars dans quelques heures. Jamais mes parents ne m’auraient laissé partir, ils ne peuvent pas comprendre…

Je dois trouver, Aure, ma voisine qui sera chargée de les prévenir et de les rassurer… J’ai assez de connaissances pour travailler sur les chantiers que je croiserai sur ma route, j’aurai de quoi manger et un endroit chaud pour dormir. Et puis, je suis grand pour mon âge, je mentirai : je dirai que j’ai seize ans. Dans quelques heures….


[1] Le roi Charles VI est venu à Dijon du 13 au 17 février 1390, il y eut des fêtes somptueuses en son honneur.

[2] Actuellement place Darcy.

[3] Le narrateur s’appelle Louis.

[4] http://fr.wikipedia.org/wiki/Abbaye_Notre-Dame_d’%C3%89vron

[5] Début de la construction de la Chartreuse de Champmol  en 1383. Terminée en 1410. Détruite à la révolution, il reste la porte de la chapelle et le puits de Moïse.


 

Chapitre 2

Il fait nuit noire en Mayenne. La nature semble encore endormie. Seuls les chants des laudesi et l’éternelle pluie font résonner leurs bruits. Dans quelques heures le soleil se lèvera sur l’abbaye d’Evron, mais

malheureusement je ne verrai pas les premiers rayons du soleil car il me faut déjà me rendre au noviciatii.

C’est un véritable périple que de quitter l’église pour s’y rendre : il nous faut éviter les flaques d’eau pour ne pas avoir les pieds trempés toute la journée.

Frère Philibert nous demande de ne pas nous asseoir tout de suite car nous allons chanter ce chant grégorien que nous connaissons depuis un mois maintenant.

Une fois le chant terminé, Frère Joseph nous lit la règle de Saint-Benoît tout en nous l’expliquant :

« En dehors des offices, mes frères, nous devons nous adonner au travail manuel : car, dit Benoît, ‘‘c’est alors que nous serons vraiment moines, lorsque nous vivrons du travail de nos mains, à l’exemple de nos pères et des Apôtres’’. »

Ah! Le travail manuel…Ces seuls mots suffisent à déclencher ma rêverie. Du coup, je n’écoute plus, le cours. Heureusement, la cloche de la pause de sexteiii retentit : après une nouvelle prière, je pourrai enfin me reposer dans la bibliothèque et écrire mon journal…

« Louis me manque terriblement. J’aurais tellement voulu être à ses côtés sur les chantiers à Dijon. Sa vie doit être passionnante comparée à la mienne. J’en ai assez de vivre dans cette abbaye. Je n’ai qu’une envie, celle de m’enfuir et d’aller le retrouver. Je suis lassé de toutes ces prières et n’en peux plus de me lever tôt. Et que dire de ce chant qui retentit toute la journée dans ma tête ? Je préférais la vie de maçon à celle de moine. Si, au moins, j’avais été conversiv, ma vie aurait sans doute été plus facile… Seule une chose me divertit, c’est d’être choisi pour faire la cuisine cette semaine !

Mais il faut déjà que je cesse d’écrire. Voilà Frère Eloi qui vient me chercher pour préparer le seul repas de la journée : la porée blanchev… »

i Première prière de la journée qui a lieu à six heures du matin.

ii Le noviciat est la partie réservée aux novices. Les novices sont les futurs moines qui sont en apprentissage à l’abbaye.

iii Midi

iv Les convers sont des religieux soumis au règles de la vie monastique, qui s’occupent des travaux manuels. Ils participent à un nombre moins importants d’offices que les moines et subissent un régime alimentaire moins strict.

v Recette médiévale. Il s’agit d’une soupe composée de deux bottes de poireaux, un kilo d’oignons, un litre de lait d’amandes, de pain, d’huile et de sel.

 

Chapitre 3

 

Après avoir quitté la ville fortifiée de Nevers, me voici parti pour la capitale du duché de Berry, je veux bien sûr parler de Bourges. En serrant contre moi le sac où se trouvent mes outils de maçon, je commence à rêver à tout ce que je vais découvrir dans cette ville. Je pense chaque jour à mes parents et à Robin.

Quelques jours ont passé, je suis enfin arrivé au point culminant de la ville de Bourges, à proximité de la magnifique cathédrale. Le voyage sur les bords de la Loire a été agréable. Mais, maintenant, il faut que je trouve un chantier où je vais pouvoir travailler. J’aperçois une foule de personnes vers le rempart gallo-romain. Je m’approche et je comprends qu’il s’agit d’un chantier. Je cherche le parlier[1]. Après m’être présenté, je découvre le chantier du futur palais ducal[2], j’apprends que ce sont deux célèbres architectes et sculpteurs, Guy et Drouet Dammartin, qui ont établi les plans de cette construction.

Epuisé, mais ravi, je peux enfin montrer de quoi je suis capable grâce au maillet, aux ciseaux, à l’équerre et au compas de mon père. Les semaines, les mois passent. J’ai fait connaissance avec un compagnon très discret, Jehan. Grâce à lui, je découvre une nouvelle passion, la sculpture. Quelques jours plus tard, nous subissons un violent orage. La foudre tombe à quelques mètres de nous, attirée par les outils. J’ai juste le temps de prendre Jehan par la taille et de nous mettre à l’abri. Mais au lieu de me remercier, celui-ci me repousse violemment et s’enfuit. Je suis troublé, mais je comprends tout d’un coup : ce regard planté dans le mien, plein de colère et de défi, cette taille que j’ai serrée contre moi ne sont pas ceux d’un garçon ! Jehan, une fille ? Je dois être en train de perdre l’esprit. Qu’est-ce qu’une fille viendrait faire sur un chantier de construction, pourquoi ne resterait-elle pas à filer ou à élever des volailles ?

Le chantier est arrêté, le temps est trop mauvais. Il est temps pour moi de reprendre mon chemin. Je ne vois plus Jehan, devrais-je l’appeler Jehanne ? Je décide de le chercher.  Il doit loger dans une grange, chez un commerçant ou un paysan, comme beaucoup d’ouvriers itinérants. Personne ne l’a vu. Amer, je commence à préparer mon nouveau périple. Le parlier, très fier de mon travail et de mes progrès en sculpture, me propose de rejoindre la ville de Blois. En effet, là-bas, on commence à restaurer le château grâce à la famille bourguignonne de Châtillon.

Mon compagnon me surprend dans ma chambrée pendant mes préparatifs :

–         Laisse-moi partir avec toi…

–         Mais…

–         Je sais que tu as percé mon secret. Tu ne peux pas comprendre, toi, tu es un garçon ! Moi, je suis seule, orpheline, mon père m’a appris le travail de la pierre. Pourquoi devrais-je renoncer à ce que j’aime par dessus tout ? Parce que je suis une fille ? Personne ne s’en est aperçu, à part toi. Ne dis rien et si tu veux bien de moi …

Je lui coupe la parole et réponds un peu trop sèchement, malgré moi, car la situation me déconcerte :

–         Prépare tes affaires, je pars dans une heure.

Je suis fatigué par les dures conditions de travail, mais heureux de continuer mon voyage. Quelles surprises me réservera encore mon étrange compagnon ?

Chapitre 4

Nous sommes à l’été 1390. Cela fait presque un an que je vis à l’abbaye d’Evron. Je n’en peux plus de toutes ces prières, tous ces chants et toute cette rigueur qui m’entoure toute la journée. Je ne supporte plus cette vie religieuse. Heureusement, il y a quelques mois, au cours d’une corvée culinaire, j’ai fait plus ample connaissance avec Eudes, un autre novice. Tout comme moi, cette vie monastique l’exaspère. Il me fait vraiment penser à Louis par son côté enjoué – ce qui lui vaut parfois des remontrances de la part de frère Philibert.

La mélancolie me gagne petit à petit, mais la nuit dernière, alors que tout le monde dormait, Eudes m’a fait part d’une merveilleuse idée.

« Ecoute Robin, j’ai bien réfléchi et je pense que je ne pourrai pas passer toute ma vie enfermé dans cet endroit et j’ai l’impression que c’est pareil pour toi.

–         Oui tu as raison. Mais que pouvons nous y faire ?

–         Est-ce que tu me fais confiance ?

–         Oui, bien sûr, tu es mon seul ami ici.

–         Très bien, alors écoute-moi. J’ai décidé de m’échapper et si tu veux, tu peux m’accompagner.

–         Oh oui, rien ne me plairait plus que de partir d’ici. Mais quel est ton plan ?

–         Voilà j’y ai réfléchi pendant de longues heures et je crois avoir trouvé la solution. Tu sais que les moines de l’abbaye fabriquent du cidre à partir des pommes du verger et qu’ils l’entreposent dans des tonneaux. Je propose que l’on se cache à l’intérieur de deux d’entre eux. Quand le propriétaire de la carriole viendra après-demain les chercher pour les vendre sur le marché, nous sortirons des tonneaux et nous disparaîtrons.

–         Mais comment faire pour qu’ils ne s’aperçoivent pas de notre évasion ?

–         J’ai une idée. Je simulerai un mal de ventre et tu proposeras de m’accompagner aux latrines. Nous en profiterons alors pour nous glisser dans les tonneaux. Le meilleur moment pour mettre notre plan à exécution sera la messe de none car c’est toujours à ce moment que le chargement a lieu.

–         C’est formidable, tu as vraiment pensé à tout.

–         Alors, tu es partant ?

–         Oui, mon ami. Je ferai tout pour sortir de cette prison. »

Nous avons mis notre plan à exécution et contre toute attente il a fonctionné.

Eudes étant originaire de Blois, nous avons décidé de nous y rendre. Sa sœur y réside avec son mari et ses trois enfants. Il m’a raconté qu’elle n’était pas d’accord avec la décision de son oncle de l’avoir envoyé à Evron. Elle sera donc ravie de nous accueillir.

C’est notre jour de chance ! Il semble que Dieu ne nous en veuille pas de notre évasion. Au loin, nous apercevons un grand cortège. Après s’être renseignés auprès de paysans, nous apprenons que c’est celui de la comtesse Catherine de Vendôme. Vendôme, c’est justement par là que nous devons passer pour nous rendre à Blois. Une fois arrivés à notre hauteur, nous demandons aux serviteurs de la comtesse si nous pouvons les accompagner jusqu’à Vendôme et en échange nous leur offrons nos services. Ils acceptent et Eudes et moi-même les suivons.

Le voyage dure une semaine et se déroule sans problèmes. Nous quittons les serviteurs et les remercions. Il nous reste une trentaine de lieues à parcourir pour arriver à Blois. Nous décidons de marcher mais je m’inquiète de savoir où nous allons dormir, je questionne donc mon ami Eudes.

« Mais Eudes, où allons-nous passer la nuit ?

–         Ne t’en fais pas, nous trouverons une grange pour nous reposer.

–         Et que mangerons-nous ?

–         Nous volerons des choses sur les marchés que nous trouverons sur notre route. »

L’idée ne me plaît pas beaucoup mais nous n’avons pas vraiment le choix.

A la tombée de la nuit, nous nous arrêtons dans une grange. Le lendemain matin, nous sommes réveillés par le chant d’un coq. Nous apprenons en chemin que non loin de là a lieu un grand marché. Nous nous y rendons et chapardons quelques victuailles. Malheureusement, un des marchands nous aperçoit.

« Espèces de chenapans, si je vous attrape vous allez voir la correction que vous allez recevoir ! »

Nous prenons nos jambes à notre cou et nous nous échappons.

Le reste du voyage se passe bien et nous arrivons en fin de journée à Blois chez la sœur de Eudes étonnée mais ravie de nous accueillir. Le lendemain, pour ne pas être à sa charge nous décidons de chercher du travail sur un chantier à Blois.

Chapitre 5

Je suis à Blois depuis plusieurs mois. Sur le chantier du château, Jehanne et moi faisons de fabuleux progrès en sculpture. Je suis toujours le seul à connaître la véritable identité de mon amie. Elle est une compagne discrète mais toujours gaie.

 

Le travail est dur et intense durant ces mois de chaleur mais il faut profiter du beau temps avant l’hiver. Le parlier a évoqué ses projets : il voudrait que je devienne son apprenti. Je me suis senti un peu lâche, car dès l’automne, quand le travail dans le chantier ralentira, je rejoindrai mon ami Robin à l’abbaye d’Evron…

 

Le chantier est une vraie fourmilière à cette saison, et les jours de marché tous les paysans des environs viennent vendre leurs victuailles : fruits, légumes, fromages, volailles … La semaine dernière alors que je faisais une pause pour me rafraîchir, j’ai aperçu un jeune maçon qui ressemblait étrangement à Robin. Un garçon beaucoup plus grand, mais avec de grands yeux verts comme lui. Ses cheveux étaient bruns et bouclés comme ceux de mon ami, mais ce jeune ouvrier les avait beaucoup plus courts. Au moment où j’allais me précipiter vers lui, des chariots ont traversé devant moi et je ne l’ai plus revu. Je suis revenu vers Jehanne très perturbé, elle m’a convaincu que cela ne pouvait pas être Robin. Nous travaillons depuis inlassablement, le travail m’occupe tout entier…

Je passe mes journées sur le chantier du château soit en tant que maçon, soit en tant que sculpteur.

Jehanne et moi allons au marché pour acheter des victuailles. Celui-ci est immense, on s’y perd facilement. Nous allons chez le boulanger et le boucher où nous achetons deux petits pains  et deux tranches de viande : c’est jour de paye aujourd’hui ! Puis, nous retournons dans la grange que nous louons. Jehanne dépose les petits pains sur la planche qui nous sert de table pendant que je fais un feu à l’extérieur pour faire cuire la viande.

Je suis heureux d’être avec Jehanne, mon voyage aurait été bien triste sans elle. Si seulement je pouvais revoir Robin. J’aimerais tant entendre sa voix !

Cette nuit, j’ai beaucoup pensé à lui. J’ai donc conclu qu’il me fallait continuer mon voyage sans attendre.

Le lendemain je dis à Jehanne :

–         Nous partons pour l’abbaye.

Elle est d’abord dépitée par cette décision prise en une nuit, mais elle accepte. Nous regroupons nos maigres affaires en silence, nous remercions le paysan qui nous logeait et nous partons.

Je garderai de bons souvenirs de Blois. Nous avons fait plusieurs lieues quand soudain Jehanne me dit :

–         Attends !  Je viens de me souvenir…

–         Mais quoi ?

–         J’ai entendu deux paysans parler de deux novices échappés d’une abbaye et …

–         Et tu me dis ça maintenant !

Je prends aussitôt Jehanne par le bras et saisi par un élan d’espoir, je fais demi-tour en direction de Blois. Une fois arrivé là-bas, je vais demander au paysan où se trouvent les deux novices. On me renseigne, ils sont chez la sœur de l’un d’eux. Je cours en abandonnant Jehanne qui n’a pas le temps de comprendre. Quand j’arrive dans la rue, je vois deux jeunes garçons. Je ne suis pas sûr que ce soit lui mais j’hurle :

–         Robin !

Je comprends alors que c’est bien lui car il me voit et court vers moi.

Enfin, je le retrouve ! Nous nous racontons nos aventures depuis que nous nous sommes quittés. Il n’en revient pas que je sois parti de Dijon pour le rejoindre, nous sommes émus aux larmes, mais nous rions aussi beaucoup ! Il est déjà l’heure de manger. Je pense à Jehanne que j’ai laissée, je me retourne et je la vois. Je pousse un soupir de soulagement puis je la remercie chaleureusement.

Nous avons rejoint nos anciens compagnons qui ne comprennent pas notre gaîté. Nous leur expliquons. Certains jouent de la gigue ou dansent pour fêter nos retrouvailles. Nous avons mangé joyeusement Jehanne, Eudes, Robin et moi. A la fin de la soirée, je demande à mon ami :

-On rentre à Dijon ?

-Oui, me répond-il si spontanément que j’en ai chaud au cœur.

Jehanne me chuchote :

– Je peux venir avec vous ?

– Oui ! répondons-nous tellement fort que toute l’assemblée semble surprise.

Mes émotions sont mêlées : Robin, Jehanne… Que deviendrais-je sans ces deux là ! Je me sens presque un homme, ma mère aura-t-elle la même impression quand elle me reverra ?


[1] Chef des travaux, sorte d’architecte.

[2] Celui du Duc de Berry, frère de Philippe le Hardi et du roi de France.

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